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Constructeurs

Immatriculations de poids lourds : un début d'année 2026 plus difficile qu'espéré

Publié le 10 juillet 2026

Par Florent Le Marquis
2 min de lecture
Après un exercice 2025 en net recul, le marché français du poids lourd peine encore à redémarrer. Si les immatriculations restent en baisse au premier semestre 2026, l'Observatoire du véhicule industriel (OVI) prévoit néanmoins une progression de 2,6 % sur l'ensemble de l'année, et un essor de l'électrique à l'approche de l'hiver.
En France, les immatriculations de poids lourds de plus de 16 tonnes ont encore chuté au premier semestre 2026. Mais le second pourrait être meilleur. ©Volvo Trucks

L'année 2025 a été mauvaise en termes d'immatriculations de poids lourds en France : -9 %. 2026 devait permettre au marché de retrouver des couleurs… C'est plus compliqué que cela. Si, en Europe, le premier semestre s'est terminé par un rebond de 12,6 % sur les mises à la route des plus de 16 tonnes, la France est moins vernie : -2,6 %. Le premier semestre 2025 avait pourtant été particulièrement mauvais (-19,1 %).

+2,6 % en 2026 ?

Pour autant, lors de la présentation de l'Observatoire du véhicule industriel (OVI), son directeur Arnaud Villéger s'est montré rassurant : "Nous maintenons nos prévisions annoncées en début d'année, estimant une croissance globale de 2,6 % des immatriculations de poids lourds en France cette année, soit un peu plus de 45 000 unités. Nous estimons que les porteurs chuteront d'environ 6 %, et que les tracteurs croîtront de 10 %."

À fin juin, les immatriculations de porteurs étaient en baisse de 7,5 % en France sur 12 mois glissants. "On est en baisse sur toutes les configurations ; frigo, plateau, bennes…", constate Arnaud Villéger, l'expliquant notamment par le décrochage des travaux publics et l’attentisme des collectivités autour des élections municipales. Dans le même temps, les mises à la route de tracteurs augmentent de 6,2 %. Hausse intéressante aussi à signaler pour les remorques et semi-remorques (5,4 %). Les commandes sont en baisse pour les tracteurs et les porteurs, mais cela ne devrait pas impacter les chiffres de fin d'année.

Le B100 majoritaire, l'électrique pourrait décoller fin 2026

Notons ensuite que le diesel occupe encore une place majeure – et inchangée – des immatriculations : 91 et 92 % sur les deux premiers trimestres. Le B100 représente encore plus de la moitié des énergies alternatives, et l'OVI précise qu'une large part est aussi présente dans la partie diesel, mais non comptabilisée car il s'agit de B100 non exclusif.

L'électrique peine encore à décoller et devrait boucler l'année en deçà des 2 % des immatriculations. Le premier semestre n'a pas été fameux, et pour cause : "Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé l'augmentation des aides à partir du 1er juin dès la mi-avril, ce qui a entraîné un petit coup de frein durant un mois ou deux. Les commandes vont désormais augmenter, mais cela se ressentira seulement à partir de novembre ou décembre", estime Arnaud Villéger.

Petit mot enfin sur les poids lourds d'occasion. Les ventes reculent en moyenne de 1,6 % au premier semestre 2026, avec des prix qui continuent de baisser (-5,7 % pour les tracteurs comme les porteurs). De plus, les délais de revente s’allongent sensiblement : 102 jours pour les tracteurs contre 70 jours fin 2025, et 87 jours pour les porteurs. Par ailleurs, seuls 34 % des poids lourds d'occasion sont vendus en France, contre 42 % en 2025 selon l'OVI.

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