Le gouvernement aidera-t-il les transporteurs routiers à faire face à la flambée du coût du gazole ?

Philippe Tabarot a promis de rencontrer les acteurs du transport routier cette semaine. Le ministre des Transports avait accueilli ceux de l'aérien et du maritime la semaine dernière, laissant de côté le monde de la route. Pourtant, la flambée du coût du diesel impacte durement les entreprises du transport routier de marchandises (TRM).
Les organisations professionnelles mobilisées
Les organisations professionnelles se sont déjà mobilisées sur le sujet. En fin de semaine dernière, l'OTRE demandait quatre mesures claires au gouvernement. D'abord, instaurer une remise à la pompe pour les transporteurs. Ensuite, le déplafonnement du montant maximal de carburant consommable par un transporteur avant règlement de sa facture.
L'organisation demande aussi un renforcement des contrôles et sanctions envers les distributeurs de gazole afin de "mieux faire respecter des délais de paiement à 30 jours ainsi que l’application effective de l’indexation gazole dans les contrats commerciaux". Enfin, l'OTRE sollicite le Comité national routier (CNR) pour publier des indices tous les quinze jours afin de permettre aux transporteurs d’ajuster leur facturation à la quinzaine. Cela permettrait à ces derniers "de réduire l’impact immédiat des augmentations du prix du carburant".
La FNTR demande de son côté la même chose au CNR. La fédération souhaite aussi "une réflexion sur l’affectation du surplus de taxes généré par la crise à un mécanisme d’amortissement des prix pour soutenir le secteur". La crainte de la faillite pour de nombreux transporteurs est vive.
"Trop tôt" pour des aides ?
Il n'est pourtant pas certain que le gouvernement accède à ces requêtes. Si Philippe Tabarot a assuré, au micro de France Info, que "tout est sur la table" et que "tous les sujets seront évoqués" lors de cette rencontre, le ministre semble plus réticent, par exemple, à réduire les taxes. De son côté, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a estimé qu'il était "trop tôt" pour envisager des aides publiques.
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