Hausse du prix du gazole : l'Union TLF craint pour l'avenir des transporteurs routiers

L'Union TLF interpelle le gouvernement concernant la crise au Moyen-Orient et ses conséquences pour les transporteurs routiers français. "Depuis le déclenchement du conflit, le prix du gazole a bondi de plus de 16 % en moins de deux semaines – une hausse deux fois plus rapide que celle de l'essence –, portant à près de +22 % la progression enregistrée depuis le début de l'année", alerte l'organisation.
Un problème sérieux, car le carburant représente environ un quart des coûts de revient dans le secteur du TRM. Comme l'OTRE, l'Union TLF appelle à permettre aux entreprises du secteur de pouvoir appliquer le mécanisme légal de répercussion des hausses de carburant. Pour autant, dès maintenant, les trésoreries des transporteurs sont en danger car les effets financiers se font déjà ressentir.
"Un contexte déjà fragilisé par trois années d'activité atone"
"Le TRM assure 90 % des flux de marchandises en France. Nos entreprises, dont 85 % sont des TPE-PME, opèrent avec les marges les plus faibles d'Europe, dans un contexte déjà fragilisé par trois années d'activité atone et un niveau de défaillances inédit depuis trente ans. Une hausse aussi soudaine du carburant peut rapidement mettre en péril des entreprises qui n'ont pas les reins suffisamment solides pour l'absorber le temps que la répercussion s'opère", commente Jean-Thomas Schmitt, président de l’Union TLF.
L'organisation se veut mobilisée sur trois axes : un suivi de la situation avec les ministères de l'Economie et des Transports pour "garantir la transparence sur l'évolution des coûts énergétiques et rappeler le caractère obligatoire de la répercussion" ; une réflexion sur les mesures susceptibles d'alléger la trésorerie à court terme ; et un accompagnement régulier pour ses adhérents.
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