Transport et logistique : les Français défendent un secteur essentiel à la souveraineté nationale

Voilà un moyen de montrer que "les candidats à l'élection présidentielle doivent s'emparer du sujet du transport" selon Jean-Thomas Schmidt, président de l'Union TLF. L'organisation professionnelle a dévoilé les résultats d'une enquête menée avec Toluna Harris Interactive du 17 au 26 août 2026 auprès d'un échantillon de 1 041 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus. Le but : connaître le rapport des Français aux secteurs du TRM et de la logistique.
Une bonne opinion du secteur
Si le mot "pollution" est encore spontanément associé au secteur par les répondants, l'image globale de la filière apparaît positive : 78 % ont une bonne opinion de la logistique et 70 % du transport de marchandises. Plus encore, 93 % du panel considère ces secteurs comme essentiels à l'approvisionnement des territoires, et 92 % les jugent indispensables au bon fonctionnement de l'économie nationale.
Dans leur quotidien, 56 % des Français estiment que le transport de marchandises joue un rôle important. Un chiffre qui s'élève à 67 % chez les 18-34 ans. Cela traduit une habitude de consommation de la population : deux tiers des répondants déclarent se faire livrer au moins une fois par mois. Les raisons prioritaires : une plus grande disponibilité des produits et des prix plus avantageux.
Un vecteur de souveraineté industrielle
Pour aller un peu plus loin, l'enquête fait le lien entre le transport et la logistique et les grands enjeux de société. 90 % des sondés jugent ainsi le secteur nécessaire pour assurer l'indépendance économique de la France. Parmi les éléments qui ressortent également : la confiance dans le transport et la logistique pour créer des emplois locaux, dynamiser l'économie locale et offrir des opportunités professionnelles pour les jeunes, les personnes peu diplômées ou encore en reconversion.
"Les personnes interrogées voient le caractère vital du transport et de la logistique, ainsi que son rôle de souveraineté économique. Ils remarquent les impacts concrets du secteur dans leur quotidien : la création d'emploi, la dynamisation de l'emploi local, etc.", résume Jean-Thomas Schmidt. Nous soulignerons néanmoins que le transport BtoC apparaît davantage à l'esprit des répondants que le transport BtoB...
Fiscalité et transition écologique
Dernier point majeur de cette enquête, le lien entre transport et décarbonation. En effet, on l'a dit en préambule, le secteur est toujours vu comme polluant. Mais seuls 54 % des sondés soutiennent les restrictions de circulation des véhicules thermiques en agglomération. Un chiffre qui tombe à 44 % pour les répondants vivant dans une commune rurale. Par ailleurs, 58 % estiment que taxer les moteurs thermiques au nom de la transition écologique n'est pas une solution, et les trois quarts pensent même que cela favorise la concurrence étrangère. Dernier point à souligner : 74 % avancent que permettre aux camions de transporter davantage de marchandises contribuerait à la décarbonation du secteur.
"Les Français se montrent pragmatiques sur certains enjeux d'incitations économiques et fiscales. S'ils considèrent le transport comme polluant, ils estiment que c'est contre-productif de taxer les camions thermiques, et trouveraient plus productif de permettre des réglementations pour massifier le transport, ce qui va à rebours des 44 tonnes françaises, conclut le président de l'Union TLF. Le transport et la logistique, ce n'est pas le luxe ou l'aéronautique, mais c'est un secteur fondamental pour le quotidien des Français."
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