Sans aide rapide face à la hausse du coût du gazole, la FNTR redoute des camions immobilisés

Après l'OTRE et l'Union TLF, au tour de la FNTR (Fédération nationale des transports routiers) d'hausser la voix pour demander aux pouvoirs publics des mesures pour aider les transporteurs face à la flambée des prix des carburants. "La situation financière de nombreuses entreprises devient critique", déplore-t-elle, regrettant être "toujours en attente de réponses du gouvernement" malgré ses alertes répétées.
Sans mesure, la FNTR craint la mise à l'arrêt de nombreux camions par les transporteurs qui craignent de travailler à perte, mais aussi des défaillances massives.
Indexation accélérée, réaffections des taxes, contrôles…
L'organisation professionnelle demande plusieurs mesures prioritaires face à cette situation de crise. La première est celle que réclame tout un secteur : une indexation accélérée pour les transporteurs, grâce à une révision de l’indice CNR tous les quinze jours pour que les entreprises puissent répercuter les hausses de carburant plus rapidement.
La FNTR appelle aussi à une réaffectation du surplus de taxes généré par la crise "afin de soutenir le secteur", comme c'est le cas dans d'autres pays européens. Un contrôle renforcé des prix face aux "comportements anormaux observés à la cuve" est aussi demandé.
Par ailleurs, la fédération remarque des difficultés liées à l’application de tarifs différenciés particuliers/professionnels, notamment sur les cartes de paiement pétrolières. Enfin, concernant les cartes carburant, la FNTR souligne que les compagnies pétrolières accordent aux entreprises un plafond d’encours. Or, s'il est dépassé, la carte peut être bloquée. Des solutions sur le sujet sont aussi espérées.
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