Avec un début 2026 en trombe, Mercedes-Benz Trucks regagne du terrain en France

Mercedes-Benz Trucks se rebiffe en France ! Le constructeur a démarré 2026 tambour battant. Pour rappel, alors que la marque est restée flat avec 160 000 unités écoulées en 2025, Mercedes-Benz Trucks a chuté de 8,3 % dans l'Hexagone (5 032 immatriculations de plus de 6 tonnes). Un chiffre qui reste en deçà des -9,9 % du marché global national, grâce à un second semestre plus performant.
Part de marché presque doublée en France
Mais les deux premiers mois de 2026 ont été des plus positifs pour le constructeur, avec 1 040 immatriculations en janvier et février, soit 67 % de plus que sur la même période en 2025. Et ce, alors que le marché baisse de 6,5 % en France. De quoi presque doubler sa part de marché : alors qu'elle atteignait à peine les 8 % il y a un an, elle a dépassé les 15 % sur ce début d'année.
"La courbe est positive pour nous. Nous sommes redevenus le premier importateur de poids lourds en France, se félicite Ulrich Loebich, président de Daimler Truck France. On ne s'attend pas à ce que cela perdure, mais nous sommes contents. Cela reflète la performance de nos produits, et notamment de nos tracteurs dotés de la ProCabin."
En août 2025 et en février 2026, Mercedes-Benz Trucks a même atteint 20 % de part de marché sur le tracteur de plus de 16 tonnes en France. "Ce segment est une des clés de notre développement sur le marché hexagonal", ajoute le dirigeant.
Stratégie payante sur l'électrique
En Europe, Mercedes-Benz Trucks revendique le tiers des près de 1 400 immatriculations de camions électriques en janvier et février 2026, devant MAN et Volvo Trucks. En France, derrière l'intouchable Renault Trucks (dont la part de marché diminue néanmoins – 40 %), la marque du groupe Daimler atteint 26,4 % de part de marché, avec 56 mises à la route depuis le début de l'année. C'est déjà près de la moitié de son total de l'an dernier (126 unités).
"La situation est très dynamique, même si les volumes restent petits, reconnait Ulrich Loebich. Avec l'eActros, nous sommes capables de couvrir la plupart des demandes des transporteurs. Souvent, le deuxième camion électrique d'une flotte est un eActros 600. Notre stratégie produit a été la bonne. Mais on ne se contente pas de réaliser de bons résultats : il faut rester attentif aux réactions de nos concurrents, car c'est un marché dynamique."
Les tests réalisés avec clients et prospects ont permis d'établir une consommation moyenne de 102,3 kWh pour 100 km avec un eActros 600, ce qui équivaut à 11 litres de gazole. "La promesse de 500 km d'autonomie est à chaque fois dépassée", affirme le dirigeant. Mercedes-Benz Trucks a par ailleurs élargi son portefeuille avec l'eActros 400, et va commercialiser l'eArocs 400, plus focalisé construction, en avril.
Hydrogène et services
Côté hydrogène, Ulrich Loebich rappelle la batterie de tests réalisés en Allemagne par le groupe Daimler (225 000 km en exploitation commerciale, et des nouveaux clients pour rouler cette année). Outre-Rhin, le constructeur a la possibilité de pouvoir produire en petite série, cent exemplaires de NextGenH2 grâce à des subventions publiques. La stratégie de la marque reste focalisée sur la pile à combustible. "Nous poursuivons sur notre stratégie dual : électrique et hydrogène seront clé pour réussir la décarbonation des poids lourds", affirme le président de Daimler Truck France.
Pour la partie services, enfin, le constructeur espère encore accélérer sur le déploiement de ses contrats de services, vendus avec environ la moitié de ses camions à l'heure actuelle. 40 % des clients choisissent même le contrat complet. Les camions électriques peuvent être vendus avec des contrats de service de 10 ans et 1,2 million de kilomètres.
La Daimler Truck Service Card est par ailleurs disponible et mise en avant depuis un an et demi. Elle permet au client de contacter n'importe quel distributeur en cas de panne. "Le chauffeur donne le numéro de la carte et cela lui garantit que la prise en charge va être payée", décrit Ulrich Loebich. Et ce n'est pas fini. "Nous travaillons aussi sur une carte dédiée à la recharge des camions électriques", souffle le dirigeant. Sujet à suivre.
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