Les chefs d’entreprise du transport parmi les plus touchés par la crise

Selon le dernier rapport de l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs GSC-Altares, le transport et la logistique enregistrent une hausse de 11,9 % des pertes d’emploi par rapport à la même période de 2024. Au total, près de 1 500 entrepreneurs ont été contraints de mettre fin à leur activité au cours des six premiers mois de l’année.
Cette progression place le secteur parmi les plus affectés, aux côtés des services aux entreprises (+13 %), de l’information-communication (+14,1 %) et de l’hébergement-restauration (+11,5 %).
Les petites entreprises en première ligne
Le phénomène touche avant tout les dirigeants de très petites entreprises. Sept sur dix disposaient de moins de trois salariés, et plus de huit sur dix réalisaient un chiffre d’affaires inférieur à 500 000 euros. Les transporteurs de proximité apparaissent particulièrement fragilisés, avec une hausse de 16,7 % des pertes d’emploi. À l’inverse, le fret interurbain résiste mieux, enregistrant un recul de 1,7 % sur la période.
Ces difficultés reflètent un contexte général marqué par une croissance faible et une baisse de confiance des chefs d’entreprise. "Attention aux faux-semblants : si les pertes d’emploi des dirigeants semblent ralentir au premier semestre 2025, elles se maintiennent à des niveaux préoccupants, révélateurs d’un tissu entrepreneurial toujours sous tensions", confirme Hervé Kermarrec, président de l’Association GSC.
Sur le plan géographique, la situation des transporteurs suit les tendances observées dans l’ensemble de l’économie. Les régions Nouvelle-Aquitaine (+18 %), Hauts-de-France (+6,2 %) et Pays de la Loire (+5,9 %) enregistrent une hausse notable des pertes d’emploi. L’Île-de-France concentre à elle seule plus de 7 500 entrepreneurs impactés, tous secteurs confondus, dont une part significative dans le transport et la logistique.