S'abonner
Transport

La FNTR et l'OTRE unies face à l'inaction du gouvernement

Publié le 18 mars 2026

Par Florent Le Marquis
2 min de lecture
Les deux organisations professionnelles réaffirment d'une même voix leur déception par rapport à la réunion avec le gouvernement sur la crise provoquée par la flambée du coût du gazole. La FNTR et l'OTRE déplorent une "absence de réponse opérationnelle" et réclament des aides urgentes pour les transporteurs.
La FNTR et l'OTRE font part de leur grande déception après la réunion avec le ministre des Transports. ©Adobestock

Mardi 17 mars, le ministre des Transports Philippe Tabarot recevait (entre autres) les organisations professionnelles du secteur. Une réunion "censée répondre à l’urgence économique provoquée par la flambée des prix du gazole", rappellent la FNTR (Fédération nationale des transports routiers) et l'OTRE (Organisation des transporteurs routiers européens), mais qui a accouché d'une souris.

La crainte des défaillances et emplois perdus

"Alors que les entreprises du secteur font face à une hausse brutale et continue du coût du carburant, mettant en péril leur équilibre financier, aucune mesure concrète et immédiate n’a été annoncée. Cette absence de réponse opérationnelle est incompréhensible au regard de la gravité de la situation", déplorent-elles dans un communiqué commun.

Elles poursuivent : "De nombreuses entreprises sont aujourd’hui confrontées à des tensions de trésorerie critiques, avec un risque réel d’immobilisation des véhicules, voire de cessations d’activité à très court terme. […] Chaque jour sans action fragilise davantage les entreprises, accélère les risques de défaillances et menace directement des milliers d’emplois."

Une demande d'aide "spécifique, exceptionnelle et par véhicule"

La FNTR et l'OTRE réclament des mesures urgentes, regrettant n'avoir obtenu "que des engagements d’étude et des pistes de réflexion, sans calendrier ni décisions concrètes" de la part du gouvernement. La demande des organisations est claire : "l’instauration d’une aide spécifique, exceptionnelle et par véhicule, seule à même de compenser les pertes accumulées depuis le début de la crise sous l’effet de la flambée des prix du carburant."

Selon elles, l'inaction aura des conséquences graves, avec un coût supérieur pour les finances publiques à des aides immédiates et ciblées. "Refuser d’agir aujourd’hui, c’est prendre le risque de devoir gérer demain une crise économique et sociale d’ampleur dans un secteur essentiel à la vie du pays", concluent-elles.

Vous devez activer le javacript et la gestion des cookies pour bénéficier de toutes les fonctionnalités.
Partager : 

Sur le même sujet

cross-circle