Gazole : la FNTR durcit le ton et demande une baisse des taxes

Alors que les transporteurs routiers ont été exclus des aides de rentrée pour compenser la flambée du coût du carburant, la FNTR (Fédération nationale des transports routiers) durcit ses demandes. Sa présidente, Florence Dupasquier, a réuni les instances de l'organisation lundi 28 septembre 2026. En débouche un appel solennel au gouvernement. Ce dernier est invité à prendre rapidement plusieurs mesures pour préserver les trésoreries des entreprises de TRM.
Toujours le sujet de l'indexation…
Première revendication : renforcer l'indexation des coûts énergétiques par la loi. La FNTR demande une simplification du dispositif, sur lequel s'appuie le gouvernement pour justifier la mise à l'écart du secteur des nouvelles aides. La FNTR demande un seul indice de référence par énergie, correspondant au mois en cours. Objectif : "une répercussion plus rapide et plus transparente des variations de prix".
L'organisation souhaite également davantage de contrôles de la DGCCRF sur l'application de l'indexation carburant et sur les délais de paiement. Elle réclame notamment un bilan précis du nombre de contrôles réalisés, des mises en demeure et des éventuelles sanctions.
Baisser les taxes sur les carburants
Ensuite, la FNTR demande une nouvelle fois la prolongation des aides destinées au transport routier, et notamment un règlement rapide des aides des mois pour les mois d'avril à août. Enfin, une nouvelle revendication est mise en avant : une baisse significative et temporaire des taxes sur les carburants professionnels pendant la durée de la crise. La fédération pointe notamment l'écart de prix avec l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne, qu'elle attribue au niveau de fiscalité.
La fédération demande au gouvernement d'apporter des réponses d'ici à la mi-octobre. À défaut, elle annonce une nouvelle consultation des entreprises afin de déterminer d'éventuelles actions. L'OTRE a également évoqué cette possibilité la semaine dernière.
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