Une année difficile pour la mobilité hydrogène

France Hydrogène a profité du salon Hyvolution Paris pour dévoiler la 4e édition de son baromètre sur la filière. Un panorama large qui va bien au-delà du secteur du transport, mais qui y consacre tout de même une partie. Et elle n'est pas des plus positives.
"La mobilité hydrogène a traversé une phase difficile en 2025, mettant des projets importants en péril", précise France Hydrogène. L'organisation assure néanmoins que les véhicules lourds et à usage intensif sont des usages adaptés à cette énergie. Avec plusieurs conditions de réussite : prix à la pompe abordable, maillage des stations de distribution, offre de véhicules adaptée et soutien de l’État.
Neuf camions à hydrogène en France
À fin 2025, le baromètre recense 2 146 véhicules hydrogène routiers en France. C'est 20 % de plus sur un an. Dans le détail, ce sont 1 804 véhicules particuliers, 206 véhicules utilitaires légers, 76 bus, 39 autocars, 9 camions et 12 camions-bennes à ordures ménagères. Côté avitaillement, France Hydrogène recense 50 stations en service de plus de 50 kg/j et 58 en projet.
"L’année 2025 marque un changement de génération de projets. Les technologies sont matures, l’écosystème est en place, les projets sont identifiés sur l’ensemble de la chaîne de valeur. L’année 2026 verra l’entrée en opération d’un électrolyseur de 200 MW, soit dix fois plus grand qu’en 2025. C'est la preuve que la dynamique est lancée. Le baromètre montre cependant que le franchissement du cap de l’investissement reste encore trop limité. C’est désormais un cadre réglementaire et économique sécurisé et soutenant la demande qui conditionne l’industrialisation de la filière", commente Nicolas Brahy, président de France Hydrogène.
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