L'OTRE réclame un soutien aux transporteurs routiers face à la flambée du prix du gazole

+20,3 %. C'est la hausse subie du coût du gazole lors de la seule première semaine de mars 2026 pour les véhicules de transport routier de marchandises d’un PTAC supérieur ou égal à 7,5 tonnes, selon le dernier communiqué du Comité national routier (CNR). La situation géopolitique, au Moyen-Orient en premier lieu, en est à l'origine.
Rentabilité fragilisée
L'OTRE (Organisation des transporteurs routiers européens) déplore que cette flambée des coûts menace "l’équilibre économique" du TRM. "Dans un secteur où le carburant représente une part essentielle des charges, cette hausse brutale met directement en péril l’équilibre financier de nombreuses entreprises, en particulier les PME et les TPE", déplore l'organisation, rappelant les faibles marges dans le secteur.
Face à cette situation, l’OTRE appelle les pouvoirs publics à mettre en place au plus vite des mesures d'urgence pour "atténuer l’impact de cette hausse brutale des carburants sur les entreprises de transport routier et de préserver la stabilité de la chaîne logistique nationale".
Soutien financier pour absorber les charges carburant
Concrètement, l'OTRE demande un "soutien immédiat aux trésoreries des entreprises, le déplafonnement des encours afin de leur permettre d’absorber l’augmentation soudaine de leurs charges carburant, ainsi que l’instauration d’une clause temporaire de répercussion mensuelle des variations du prix du carburant dans les contrats publics comme privés". Ces derniers prévoient normalement des mécanismes d’indexation à échéance plus longue, parfois annuelle.
L'organisation appelle aussi à prioriser les livraisons en cuve pour éviter aux transporteurs des problèmes d'approvisionnement. "Le transport routier est un maillon stratégique de l’économie. Il ne peut pas devenir la variable d’ajustement d’une volatilité des prix qui échappe aux acteurs du terrain", conclut l'OTRE.
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