La FNTR veut une augmentation de la ristourne TICPE et menace d’actions

Après l'OTRE ce mardi matin, c'est au tour de la FNTR de critiquer vigoureusement les mesures annoncées par le gouvernement lundi soir pour soutenir les transporteurs face à la crise du gazole. L'organisation professionnelle considère que ces annonces "ne sont pas de réelles mesures de soutien".
Trois mesures demandées
La FNTR rappelle notamment "l'impérative nécessité d'appliquer les indexations carburant" aux contrats en cours, conformément à la loi". Elle ajoute qu'elle saisira les autorités compétentes (DGCCRF et médiateur des entreprises) à chaque fois que les donneurs d'ordre ne respecteraient pas leurs engagements contractuels ainsi que le délai de paiement de 30 jours.
Pour ce qui est des mesures réclamées pour le transport routier, la FNTR s'accorde avec l'OTRE sur le besoin d'une mise en place d’une aide directe par véhicule. Elle souhaite par ailleurs une augmentation de la ristourne TICPE durant le temps de la crise, mais aussi que la consigne soit donnée aux banques de suspendre les échéances de prêts et de crédit-bail.
La menace d'actions revendicatives
"À défaut, il existe un risque majeur de faillites en chaîne pour les entreprises du transport routier. C’est la continuité, à terme, des transports routiers de marchandises et le fonctionnement même de l’économie qui sont en danger", ajoute la fédération, rappelant que d'autres pays ont déjà mis en place des mesures pour leurs transporteurs. La FNTR envisage même des "actions revendicatives", discutant du sujet avec ses adhérents.
"Les mesures annoncées ne suffisent pas. La profession demande des réponses d’urgence, à la hauteur de la crise. La FNTR reste pleinement mobilisée pour défendre la pérennité et la compétitivité des entreprises françaises dans un contexte européen extrêmement tendu", commente Florence Dupasquier, présidente de la FNTR.
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