Surplus Industries veut structurer le recyclage des poids lourds

Alors que la filière poids lourd est désormais couverte par les règles européennes de fin de vie des véhicules, Surplus Industries fait valoir son expertise sur le sujet. Installée à Gaillac (81), l’entreprise a développé un outil industriel dédié au traitement des poids lourds et matériels de plus de 3,5 tonnes. Son ambition : faire du réemploi une solution standard pour la réparation.
Créée en 2018 par Laurent Hérail, la société s’appuie sur l’expérience du groupe Surplus Recyclage dans le traitement des voitures hors d’usage.
"Avec Surplus Industries, nous avons fait le choix d’anticiper les évolutions réglementaires du secteur des véhicules lourds, en appliquant dès le départ, les standards déjà en vigueur dans la filière automobile. Cette approche garantit une traçabilité rigoureuse des poids lourds en fin de vie et un processus de recyclage exigeant permettant de maximiser la valorisation des pièces détachées auprès des professionnels comme des particuliers", soutient Laurent Hérail.
Un outil dimensionné pour la filière
Le site industriel s’étend sur 7 hectares, dont plus de 10 000 m² d’ateliers, avec une organisation pensée pour absorber des volumes importants. Cinq parcs géolocalisés permettent d’accueillir jusqu’à 2 000 véhicules, tandis que les installations (ponts roulants de 10 tonnes, équipements de dépollution, outillage spécifique) visent à optimiser chaque étape de la déconstruction.
Chaque véhicule suit un protocole précis : dépollution complète, diagnostic technique, démontage, puis contrôle qualité des composants destinés au réemploi. À la clé, une promesse de fiabilité appuyée par une garantie de deux ans sur les pièces. Avec un rythme de traitement de 60 à 80 véhicules par mois, Surplus Industries alimente un stock immédiatement disponible.
Le réemploi comme levier économique
Au-delà de la logique environnementale, le modèle de Surplus Industries repose sur une dimension économique. Les pièces proposées affichent des prix pouvant descendre jusqu’à 70 % en dessous du neuf, avec une disponibilité annoncée sous 24 à 48 heures sur l’ensemble du territoire.
Le catalogue couvre l’ensemble des besoins : groupes motopropulseurs, transmission, électronique embarquée, mais aussi éléments de cabine et de carrosserie. Il s’adresse aussi bien aux réparateurs qu’aux exploitants.
Sur le même sujet
