Camions électriques : les autres perdants de la crise du gazole ?

Pour les voitures, la plateforme La Centrale annonce un bond conséquent de recherche de véhicules électriques d'occasion de 91 % entre le 27 février et le 14 mars 2026. Un intérêt fortement accru des particuliers en raison de la flambée du prix des carburants.
Dans le même temps, le gouvernement se plait à rappeler que le prix de l'électricité, contrairement au gazole et au gaz, reste stable grâce à la souveraineté française en la matière.
Mais est-ce que la crise iranienne et au Moyen-Orient peut être un tremplin pour les camions électriques ? Pas sûr. Et peut-être même l'inverse. En effet, cela a été répété à moulte reprises : les trésoreries des transporteurs se trouvent considérablement impactées par la hausse du prix du gazole, même si le CNR publie désormais un indice bimensuel.
Un besoin de reconstituer sa trésorerie
"Le coût d'un poids lourd électrique reste deux à trois fois plus élevé qu'un équivalent thermique. Il faut la capacité financière d'acquérir ces véhicules. Or, la crise fragilise les entreprises de transport. Parmi celles qui pouvaient investir dans l'électrique, certaines ne vont plus pouvoir, le temps de reconstituer leur trésorerie", analyse Marion Le Coz, chargée de métier VI chez Mobilians.
L'urgence du court terme pour les transporteurs et leur survie financière est évidemment la priorité pour l'ensemble du secteur, mais les impacts de la crise pourraient être plus larges et se ressentir sur le long terme. Les carnets de commandes des constructeurs dans les prochains mois devraient donner des indications.
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