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Transport

Heppner et STVM optent pour le coc100

Publié le 31 mars 2023

Par Elodie Fereyre
2 min de lecture
Le transporteur français STVM et le groupe Heppner viennent de signer un contrat avec la coopérative agricole Centre Ouest Céréales afin d’utiliser son biocarburant B100, commercialisé sous la marque coc100.
Laure Dubuisson, gérante de STVM Pierre-Adrien Flages, directeur général adjoint Centre Ouest Céréales Raphaël Biscaras, responsable commercial Nord-Ouest coc100, chez Centre Ouest Céréales Clément Théroux, directeur régional Maine-Touraine de Heppner Anne-Sophie SERRA, chef de projet RSE & transition énergétique de Heppner. © STVM / Heppner / Centre Ouest Céréales

C’est sur le site industriel de Centre Ouest Céréales situé à Chalandray (Vienne) qu’un accord tripartite vient d’être entériné. Heppner et son sous-traitant STVM ont fait le choix du coc100 pour l’ensemble de leurs activités de transport de marchandises, afin de réduire leur empreinte carbone.

Pour rappel, le coc100 est la marque commerciale de B100 de Centre Ouest Céréales destinée aux flottes des professionnels du transport et des collectivités locales. 100 % agricole, elle permet notamment de réduire de 60 % les émissions de CO2, par rapport à l’usage de diesel et de 80 % les émissions de particules sans pour autant modifier la conduite des véhicules. Et le coût ne dépasse pas celui des énergies fossiles.

Des bénéfices non négligeables selon Raphaël Biscaras, responsable commercial Nord-Ouest coc100 (chez Centre Ouest Céréales) : "Aujourd’hui, 10 % de notre production est destinée au coc100. D’ici 3 ans, pour répondre à l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le secteur des transports, nous nous fixons un objectif de 50 % de notre production en énergie verte ! En effet, outre un fort intérêt pour la transition énergétique, de nombreux transporteurs sont actuellement à la recherche de solutions pour réduire leur dépendance aux énergies fossiles. Avec les tensions sur l’approvisionnement que nous avons connues récemment, diversifier ses sources d’approvisionnement devient crucial".

Une aide pour le foncier

Ce nouvel accord permet à Heppner de poursuivre son engagement de transition énergétique, initié en 2019, comme l’indique Anne-Sophie Serra, sa cheffe de projet RSE & transition énergétique : "C’est un pilier de notre stratégie, tout comme notre démarche RSE". Le groupe a ainsi engagé tout d’abord une conversion de sa flotte propre, mais 70 % de ses flux de messagerie sont sous-traités. Heppner propose donc à ses sous-traitants un pacte de transition énergétique pour les accompagner vers le verdissement de leur flotte.

Dans le cas de STVM, le pacte inclut le foncier. En effet, pour que la collaboration commune soit réalisable, Heppner a mis gracieusement à disposition de son sous-traitant, une parcelle de 20 m2 ainsi que l’électricité nécessaire à l’accueil de deux cuves de coc100. Ainsi une cuve de 30 m3, sera installée sur le site de Heppner à Laval, une autre (10 m3) sur son site du Mans.

"Nous nous intéressions au B100, et STVM nous a parlé du coc100. Nous avons été convaincus ! Plus spécifiquement, Centre Ouest Céréales propose des engagements de volumes réduits, et des cuves de plus petites dimensions, ce qui est idéal pour des sous-traitants qui possèdent une petite flotte. Nous nous positionnons comme prescripteur pour le coc100 et nos sous-traitants", poursuit Anne-Sophie Serra.

Pour fluidifier son fonctionnement STVM a également décidé d’installer une troisième cuve sur son site principal à Vaiges. Le biocarburant sera utilisé dans des camions inférieurs à Euro 6 et rétrofités, ainsi que dans un camion neuf et homologué.

A lire aussi : Poids lourds : la filière défend les carburants durables et renouvelables

"Nous sommes tous concernés par l’impact environnemental de nos activités, et plus globalement par le changement climatique. Avec ce partenariat, nous réduisons le recours au gazole au profit d’une énergie végétale, cela participe à changer l’image de la profession et nous communiquons en ce sens. Et pour nos chauffeurs, dont les camions seront équipés de stickers, c’est moins de file d’attente pour faire le plein, et un carburant moins polluant", conclut Laure Dubuisson, gérante de STVM.

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