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Le commerce de gros, entre rebond et incertitude

Publié le 20 février 2026

Par Florent Le Marquis
2 min de lecture
Après une fin d'année 2025 marquée par un léger regain d'activité, le commerce de gros retrouve des couleurs, selon le dernier baromètre de la Confédération des grossistes de France (CGF). Mais l'année 2026 s'annonce incertaine, et les entreprises sont perplexes.
Le commerce de gros est bien reparti à la fin de l'année 2025, mais 2026 ne devrait pas poursuivre sur cette lancée. ©AdobeStock

La croissance était de 2 % pour le commerce de gros au 4e trimestre 2025. Il s'agissait de la meilleure période de l'année pour le secteur, selon le baromètre de la Confédération des grossistes de France (CGF). Sur l'année complète, cela permet au commerce de gros de progresser légèrement par rapport à 2024 : +0,6 %.

Santé en force, rebond du bâtiment, stabilité des pièces auto

Selon les branches, les performances sont contrastées. La santé, comme toujours (ou presque), est la locomotive du secteur avec une croissance de 7 % au 4e trimestre (5,2 % sur l'année). La surprise vient du bâtiment, qui a bondi de 1,5 % en fin d'année (-2,1 % sur l'année).

Les produits agricoles et alimentaires (+0,5 % au T4, +0,8 % sur l'année) et les pièces détachées automobiles (+0,3 % et +0,5 %) restent stables, quand les produits manufacturés poursuivent leur repli (-2 % au T4 et -1,7 % sur l'année).

Incertitude pour 2026

Pour l'année en cours, le baromètre de la CGF laisse apparaître des prévisions mitigées au sein du secteur. Pour le trimestre en cours, 26 % des entreprises prévoient une hausse de leur activité, quand 23 % anticipent une baisse.

Les professionnels des produits agricoles et alimentaires sont les plus optimistes, quand ceux de la pièce auto sont particulièrement pessimistes : seuls 8 % pensent se diriger vers une croissance. De fait, seules 24 % des entreprises interrogées par le baromètre songent à renforcer leurs effectifs dans les prochains mois. Fin 2025, elles étaient 34 %.

"La progression de l’activité observée en fin d’année constitue un signal positif, mais la reprise demeure fragile et très contrastée selon les secteurs. Si certains marchés, comme la santé ou le bâtiment, montrent des signes d’amélioration, d’autres restent confrontés à une demande insuffisante et à un manque de visibilité. Dans ce contexte, la priorité reste d’apporter de la stabilité et des perspectives économiques claires afin de soutenir l’investissement, l’emploi et la compétitivité des entreprises du commerce de gros", commente Stéphane Antiglio, président de la CGF.

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