Le groupe Blondel vise 15 % de poids lourds électriques en 2028

Dans le cadre de son plan de décarbonation Go Green 2030, le Groupe Blondel, qui a récemment vu Jérôme Juteau en pendre la présidence (en plus de la direction générale), poursuit ses efforts. Récemment, ce dernier a noué un partenariat avec Konboi pour réduire sa consommation de carburant. Avant cela, le transporteur avait accueilli 14 camions Scania au GNV.
En ce début d'automne, ce sont sept tracteurs électriques qui viennent renforcer sa flotte. L’objectif est d’atteindre 5 % de poids lourds électriques en 2027 (35 véhicules environ) puis 15 % en 2028. Tous ces changements devraient lui permettre d’atteindre son objectif de réduction de 50 % de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030.
L’électrique gagne dans le mix
Pour y arriver, le groupe Blondel ne mise pas sur une solution unique mais bien sur une mixité énergétique de sa flotte. Ainsi, le transport exploite tous les carburants alternatifs : biogaz, gasoil de synthèse XTL et Oleo100 (B100), selon ses besoins et ses contraintes. Toutefois, l’électrique va désormais prendre une place de plus en plus importante dans sa flotte. Un choix qui s’explique notamment par la hausse des prix de l’XTL, et les tensions sur les prix et l’approvisionnement du biométhane.
Évoluant dans un marché régulé, l’électricité offre au groupe plus de visibilité sur l’exploitation. En outre, les performances de l’électrique qui s’améliorent d’années en années (et notamment l’autonomie) permettent au transporteur de parier sur cette technologie. C’est pourquoi ce dernier investit également dans les infrastructures de recharge. Néanmoins, le groupe Blondel continuera ses arbitrages entre les différentes motorisations selon le TCO.
"L’électrique constitue aujourd’hui l’offre la plus mature pour décarboner le transport routier, dans un contexte de fortes fluctuations des énergies fossiles. Les constructeurs font progresser les véhicules et l’État accompagne la transition de la filière. Nous changeons d’échelle en investissant dans les camions, en déployant les bornes de recharge et en adaptant nos plans de transport. L’enjeu est maintenant d’ouvrir l’électrique à un nombre croissant de flux clients. Nous sommes convaincus qu’il prendra une place majeure dans notre mix énergétique au cours des trois prochaines années", souligne Wesley Levy, directeur de la BU Transport du groupe Blondel.
Vers un élargissement des usages
Pour le moment, l’électrique ne peut pas encore correspondre aux besoins de tous ses clients, donc le transporteur travaille à élargir les usages, notamment en tentant de gagner en charge utile mais également en traquant les kilomètres à vide dans l’exploitation. En outre, le groupe prévoit un investissement de 4 millions d’euros dans des bornes de recharges qui seront à destination des camions et des véhicules de fonction. Une trentaine de bornes sont prévues sur les différents sites logistiques du groupe et ce dernier réfléchit aussi à l’autoconsommation pour les années à venir.
Enfin, le transporteur prévoit d’électrifier sa flotte de véhicules de fonction avec 50 à 70 véhicules attendus avant 2027 et 120 véhicules à terme. "Électrifier notre flotte ne consiste pas seulement à remplacer un camion diesel par un camion électrique. Cette transition nous conduit à repenser nos plans de transport, nos infrastructures de recharge et l’usage de nos véhicules. En actionnant tous ces leviers, en étroite collaboration avec nos clients, nous pouvons accélérer la décarbonation de nos activités sans compromis sur la performance de leurs opérations", conclut Wesley Levy.
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