Quel avenir pour Ziegler France ?

Le 3 mars 2026, le tribunal de commerce de Lille a ouvert une procédure de redressement judiciaire à l’encontre de Ziegler France. Confronté à des résultats dégradés et à une trésorerie fragilisée, le transporteur est pénalisé par un fort ralentissement de son activité.
Le résultat d’exploitation, positif de 3,5 millions d’euros en 2022, est devenu déficitaire, autour de -6,2 millions en 2024. Le résultat net suit la même trajectoire, avec près de sept millions d’euros de pertes. L’exercice 2025 confirme cette tendance, avec environ six millions d’euros de pertes pour 445 millions d’euros de chiffre d’affaires.
"À la suite de la perte de gros contrats en juillet 2025, de nombreux sites sont quasiment à l’arrêt avec des salariés sans travail et, depuis le début de l’année, des sous-traitants de Ziegler indiquent ne plus être payés depuis de nombreux mois", précise la CGT dans un communiqué.
Une procédure pour gagner du temps
La période d’observation ouverte par le tribunal doit permettre d’établir un diagnostic précis et d’esquisser un plan de redressement. L’entreprise poursuit ses opérations sous le contrôle d’administrateurs judiciaires, tout en explorant plusieurs pistes : renégociation de la dette, réorganisation interne ou recherche de partenaires.
La direction insiste sur la finalité de la démarche, visant à préserver l’activité et les emplois de ses 1 370 salariés. Ziegler France s’appuie sur un maillage d’environ 60 agences, dont plusieurs implantations dans l’Ouest, notamment autour de Nantes, Rennes, Cholet ou en Vendée.
Les ajustements envisagés pourraient passer par des fermetures de sites, une réorganisation des flux ou un recentrage des activités. La direction n’exclut pas non plus des scénarios de cession, partielle ou totale, si aucune solution interne ne permet de restaurer l’équilibre financier.
