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La rechange à l’heure de la facture électronique

Publié le 1 avril 2026

4 min de lecture
Article sponsorisé
À l’approche de l’obligation de facturation électronique, le Golda accompagne ses adhérents dans cette transition en s’appuyant sur TX2 Concept, immatriculée plateforme agréée en décembre 2025. L’objectif : garantir la conformité tout en préservant les équilibres techniques et économiques des entreprises de la rechange. Une évolution réglementaire qui, bien préparée, peut aussi fluidifier les échanges.
Avec la réforme de la facturation électronique, les distributeurs doivent adapter leurs outils pour gérer l’émission et la réception des factures via une plateforme agréée

La réforme de la facturation électronique se rapproche. Dès septembre 2026, toutes les entreprises devront pouvoir recevoir leurs factures via une plateforme agréée. L’émission concernera dans un premier temps les grandes entreprises et les ETI, tandis que les PME et TPE basculeront à leur tour en septembre 2027.

Pour la distribution de pièces de rechange, habituée aux flux EDI mais confrontée à des volumes et à des configurations très hétérogènes, l’enjeu dépasse la seule conformité.

Dans ce contexte, le Golda a officialisé son partenariat avec TX2 Concept pour déployer une plateforme agréée de facturation électronique. L’éditeur a obtenu son immatriculation définitive en décembre dernier, lui permettant d’opérer dans le cadre réglementaire fixé par la Direction générale des finances publiques (DGFiP).

Le Golda s’appuie ainsi sur un partenaire historique, déjà impliqué de longue date dans la gestion des échanges EDI du secteur.

La solution retenue est positionnée comme une plateforme agréée dédiée à la rechange automobile. Elle prend en charge les principaux formats utilisés dans la profession : EDIFACT, Txml 2.5, PDF, formats Golda et formats de l’administration. Autant de standards couverts pour éviter toute rupture dans les échanges existants.

 

Ne pas casser ce qui fonctionne

 

Pour Daniel Hottin, directeur général de TX2 Concept, l'ambition du projet était claire dès le départ :

"La plateforme agréée développée par TX2 et le Golda est le résultat de la mise en commun de deux expertises : l’expertise « facturation électronique » et « EDI » de la société TX2 Concept, et le savoir-faire « facturation électronique » et « métier » du Golda." Le dirigeant insiste sur la nécessité de ne pas fragiliser des circuits déjà éprouvés. "Ceci a permis de constituer une offre « sur étagère » prenant en compte à la fois les besoins métiers du secteur, et l’historique technique et fonctionnel des flux existants (et qui marchent !) qu’il ne faut surtout pas perdre", ajoute-t-il.

Dans la distribution de pièces de rechange, où l’EDI structure depuis des décennies les échanges entre fournisseurs et distributeurs, l’intégration des flux existants constitue un point de vigilance. "La plateforme permet d’intégrer les flux EDI déjà en place, ce qui permet à la fois un coût d’implémentation moins élevé, et également une transition plus souple", ajoute Daniel Hottin.

 

Une continuité soulignée par Pierre de Lencquesaing, ingénieur commercial pour le Golda :

"Forte de 30 ans d’expérience en EDI et de 25 ans en dématérialisation fiscale, la plateforme TX2 s’inscrit dans la continuité des services proposés par le Golda, en supportant à la fois tous les formats légaux, le standard EDI tel que Edifact et nos formats métiers dont le format TXML de TecAlliance."

Au-delà de l’aspect technique, l’organisation, dont la mission est d’optimiser les échanges entre fournisseurs et distributeurs, souligne que ce projet relève pleinement de son champ d’action.

 

"Dès septembre 2026, toutes les entreprises devront pouvoir recevoir leurs factures via une plateforme agréée"

 

"Avec ce partenariat, nous gardons un accompagnement à notre image, avec un niveau de service aligné sur nos exigences et en phase avec notre philosophie : le projet, le support et l’administration sont entièrement assurés par l’équipe du Golda", confirme Pierre de Lencquesaing. L’installation et le support sont ainsi maîtrisés par les équipes du groupement, avec une offre mutualisée destinée à optimiser les conditions proposées aux adhérents.

 

Une réponse adaptée à des réalités différentes

 

La réforme ne touche pas tous les acteurs de la même manière. Les fournisseurs émettent un nombre de factures généralement inférieur à celui des distributeurs, qui concentrent des volumes importants en réception et doivent gérer à la fois des flux B2B en e-invoicing et des données B2C en e-reporting.

Daniel Hottin rappelle que sa solution a été développée pour absorber cette diversité : "La plateforme s’adresse à toutes les tailles d’entreprises, et permet d’absorber les volumes de flux les plus importants."

Il ajoute : "Chaque utilisateur pourra y trouver son compte, de l’intégration entièrement automatisée au traitement « manuel » des données." De son côté, Pierre de Lencquesaing insiste sur l’équité de traitement, indiquant que toutes les entreprises bénéficient du même niveau de service et des mêmes conditions, qu’elles soient distributeurs ou fournisseurs.

Pour ces derniers, la solution vise la simplicité et la couverture des obligations. Pour les grossistes, elle doit offrir centralisation et traçabilité.

"Les distributeurs peuvent centraliser et contrôler facilement les flux B2B et B2C, avec un suivi précis des statuts jusqu’à la bonne transmission de chaque facture." Cette visibilité sur le cycle de vie des documents constitue, selon TX2, l’un des bénéfices les plus concrets de la réforme.

"Le gain le plus évident vient de la possibilité d’avoir une connaissance du statut de traitement de la facture (via le cycle de vie), et surtout de pouvoir rapprocher la facture de la commande et du BL", soutient Daniel Hottin.

 

L’Agra, premier terrain d’application

 

Sur le marché hexagonal, l’Agra est la première organisation à déployer le dispositif en conditions réelles. Pour Caroline Chassepot, directrice des systèmes informatiques du groupement de la démarche ne se limite pas à une contrainte administrative :

"Notre attente n’était pas simplement de répondre à une obligation réglementaire. En tant que groupement à taille humaine, nous sommes particulièrement attentifs à l’impact des évolutions techniques sur le quotidien, mais aussi sur les équilibres économiques, de nos adhérents et de nos clients."

L’intégration dans l’écosystème du réseau de distributeurs, notamment autour de l’ERP Agrasoft, constituait un point clé. "Il était essentiel que la future plateforme puisse s’intégrer de manière fluide dans notre environnement existant, notamment pour les utilisateurs d’Agrasoft, sans remettre en cause notre capacité à internaliser certains développements lorsque cela s’avère nécessaire", confirme Caroline Chassepot.

 

"Il était essentiel que la future plateforme puisse s’intégrer de manière fluide dans notre environnement existant"

 

La mise en œuvre s’est ainsi déroulée en co-construction avec les équipes du Golda et de TX2. Des tests d’intégration via API ont été réalisés dès les premières phases du projet, avant une montée en charge progressive. Le calendrier prévoit un enregistrement des entreprises au premier trimestre 2026, des phases d’activation et de tests en avril, puis une bascule des flux pendant l’été pour les adhérents et les clients. Avec le recul, Caroline Chassepot estime que les bases du dispositif sont aujourd’hui stabilisées.

"Nous disposons désormais d’un socle fiable que nous allons pouvoir déployer à l’échelle de l’Agra, de ses entités et de l’ensemble des utilisateurs d’Agrasoft", ajoute la directrice. Elle insiste également sur la maîtrise des coûts afin de rester au plus près des besoins des adhérents et des clients, en leur proposant des outils adaptés à leurs réalités opérationnelles.

Au-delà de la conformité, la facturation électronique devient ainsi un levier d’organisation des flux. Pour un secteur habitué à structurer ses échanges via l’EDI, la transition ne relève pas d’une rupture, mais d’une extension maîtrisée d’outils déjà ancrés dans les pratiques. Reste désormais, pour le Golda et TX2, à accompagner l’ensemble des entreprises du secteur dans les mois qui précèdent l’échéance.

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